En tête à tête

[Interview] Stouf et Stouffi The Stouves présentent leur 1er EP, « Alien Musik for Alien People »

Stouffi The Stouves

En proposant cette interview, on ne pensait pas avoir à faire à une créature on ne peut plus étrange, une sorte d’alien aux allures de pieuvre qui se prénomme Stouffi The Stouves, et qui a semble-t-il pris possession de l’artiste Stouff du crew Eclectek. Cette créature issue de la planète Aphasia et atterrie sur notre chère planète afin d’échapper à la sanguinaire armée de JABAR THE GUHR, nous a autorisé à lui poser quelques questions…

 

Après plusieurs années en groupe avec Eclectek, qu’est-ce qui t’as donné envie de te lancer dans ce projet solo ?

Bah c’est le fait d’enfin avoir toutes les bières pour moi tout seul , j’en avais marre de partager avec ces soiffards !! Et puis l’odeur aussi , j’en pouvais plus, à part Clem qui se lave , les autres ça devenait intenable.

Et puis n’oublie pas que j’ai été possédé par cette satanée pieuvre alien, moi je n’y suis pour rien, j étais bien tranquille avant elle. Bref, tu vois, je n’avais pas trop le choix…

Peux-tu nous présenter en quelques mots ce premier EP ?

En quelques mots, c’est chaud ! Disons qu’il s’agit de Fuzion Electro.
Le truc, c’est que dans l’électro, en règle générale, le but est de danser, d’avoir du fun et ça se limite à ça. La musique de Stouffi the Stouves est très dansante mais chaque morceau raconte une histoire, avec des hauts et des bas, beaucoup de mélodies, des descentes, des explosions, des montées. Chaque titre est conçu comme une bande-annonce hollywoodienne. La pieuvre veut avant tout raconter des choses, des émotions, pas juste mettre un beat et 4 notes de basse addictives, ça ne l’intéresse pas ! Mais personnellement moi je n’aime que la musique traditionnelle est/allemande…

Tu te considères « manipulé » par cette créature venue d’une autre planète, qui s’est emparée de ton esprit et qui t’oblige à produire sa musique… Mais où vas-tu chercher tout ça (rires) ?

Dans ton cul ! (excuse, le DTC est chez moi un véritable syndrome de la tourette). Tu dis ça comme si la pieuvre n’existait pas, mais fais gaffe , elle est capable de te posséder aussi ! Si tu savais le nombre de gens qui sont possédés… Rends-toi sur ma page facebook, tu verras, j’en ai fait une liste…

En fait, 95% des dirigeants et des artistes déjà. Puis des gens comme toi et moi, je dirais 50 %… Si ça se trouve, ta copine est possédée par une alien et tu ne le sais même pas mec ! C’est comme ce film de Wes Craven dont je ne sais plus le nom, et dans lequel le gars, en mettant des lunettes de soleil, voit soudain des aliens hideux partout. Bah tu vois, ça c’est ma vie. Mais en plus je dois faire de la musique et subvenir aux besoins de ce poulpe mégalomaniaque. Je suis à la fois son musicien, son infirmière, sa nourrice et parfois beaucoup plus mais je ne préfère pas en parler….(une larme me coule de l’œil)

Tu as collaboré sur cet EP, avec des artistes de la région comme les chanteuses June Bug ou Clem Powels, sur le puissant « Party Power » par exemple. Comment as-tu choisi ces artistes ?

C’est pas moi, c’est elle (ndlr : Stouffi la pieuvre) encore une fois, mais elle les a choisis parce qu’ils sont parmi les meilleurs tout simplement.
Le but était simple, réunir une chanteuse folk (à savoir June Bug), une chanteuse funk (Clem Powels), un ou deux rappeurs (Sieur Rapas des Psykokondriak et Paranoyan qui joue également dans Rapsodie), un toasteur ragga (Mr Samy) et un brailleur metal, à savoir… moi.

Tout ce petit monde sur la musique de la pieuvre, le but étant encore une fois de raconter des histoires, chacun le faisant à sa façon. Cela apporte plein de couleurs à cet EP, tout en gardant de la cohérence dans le propos, les arrangements et la production. Sur ces derniers points, c’est vraiment grâce à Rémo et Yanneck de l’Hungry Studio qu’on a réussi à garder cet esprit, cette cohérence. Croyez-moi, mixer autant d’influences tout en gardant un fil directeur n’a pas été facile, et ils ont assuré grave. Et puis ils sont pas chers !

Ton EP est un mélange de plusieurs styles, dubstep, électro, hip-hop… Où puises-tu tes influences ?

La pieuvre n’a puisé nulle part, elle fait ça depuis belle lurette (moi aussi d’ailleurs). Bien avant l’avènement du dubstep, elle faisait déjà ce son, sans savoir que ça s’appelait comme ça d’ailleurs. Mais pour ses influences, je dirais que c’est un vrai aspirateur à sons, à nouveautés, toujours en recherche, toujours en écoute, toujours les sens à vif. Ses influences sont dans l’émotion, et non dans le style. Le style on s’en fout tant que la musique raconte quelque chose.

Après la sortie de cet EP, et la réalisation d’un premier clip, quels sont les prochains projets pour Stouffi ? Un album j’imagine ? Des concerts à venir peut être ?

Oui tout ça , mais en fait on a déjà deux clips réalisés par Laurent Jaffier «De l’or en barreau» et «Cheng ». Un troisième sera sûrement réalisé, je bosse déjà de nouveaux morceaux, avec de nouveaux intervenants, car la pieuvre est gourmande.
Et pour la partie live, on met ça en place. Ça devrait etre rodé pour cet été j’espère , en espérant que des programmateurs veulent bien d’une pieuvre baveuse sur leur scène…

Un dernier petit mot pour nos lecteurs ?

Joyeux léon !

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Merci à Stouff et sa créature venue d’ailleurs pour cette interview pas comme les autres ! ;-)

Pour écouter l'EP de Stouffi The Stouves

 

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A propos de l'auteur

Emeline Bulcourt

Casque aux oreilles la journée au sein d'une web agency lilloise, baguettes (de batterie) à la main le soir, clavier (d'ordi !) affuté la nuit, la musique l'accompagne en permanence ! Une mélomane et musicienne pour qui Détours de Scène sonnait comme une évidence.

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