Chroniques CD

Division Nada

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Malgré quelques péripéties et escapades obscures dans les entrailles de La Poste, le dernier album de Division Nada a bel et bien atterri dans notre petite boite aux lettres. Et c’est avec nos oreilles réchauffées et surtout grandes ouvertes que nous avons écouté, ré-écouté, rééééé-couté ce bel album que l’on vous livre aujourd’hui.

Avant de vous plonger en immersion dans ce nouvel opus, des présentations s’imposent. Division Nada, ce sont 4 cambrésiens, Nico, Gros Nico, Vincent et Maxime, qui depuis 2009, emmènent avec eux accordéon, basse, guitare et percus pour parcourir les cafés, scènes et festivals de la région et faire entendre leur voix. Leur musique chaleureuse, à base de swing, musette, et de sonorités plus rock, n’est pas sans rappeler celle de groupes comme La Rue Kétanou, les Ogres de Barback… Trois années de vadrouille musicale et une bonne centaine de concerts plus tard, cette petite troupe cambrésienne nous revient avec un premier album, au titre éponyme, « Division Nada ».

Un son chaleureux, une invitation à la danse

L’album ne pouvait pas mieux démarrer, avec un premier titre qui en un mot –Tango-, et quelques notes d’accordéon, vous emmène dans un univers qui caractérise parfaitement la musique des Division Nada. Une invitation à la danse, un son des plus chaleureux porté par l’accordéon et la voix de Gros Nico : cet album dégage un sentiment de convivialité et d’authenticité incroyable, comme un plongeon dans une époque où il faisait bon se retrouver au fond d’un troquet, un verre (de picon ou de pastis, c’est vous qui voyez !) à la main, à discuter le bout de gras…

Une ambiance que l’on retrouve dans le titre « Marcel » : bruits de verre, ambiance de fin de soirée, le morceau vous emmène, accoudé au comptoir, à la rencontre de ce cher Marcel national.

 

img chronique divisionNada   Division Nada

Portraits et tranches de vie

Si l’album ne manquera pas de vous faire taper du pied, les rythmiques effrénées du duo accordéon – guitare sèche n’y sont pas étrangères, la Division Nada est aussi là pour taper du poing. Sans agressivité, avec ce ton juste qui dépeint de manière réaliste un quotidien peu reluisant. « Petit anarchiste », « Douce France », « Enfants de tous bords », autant de tableaux qui mettent en musique et sans fracas les maux de notre société.

Au fil de l’album, des histoires et des portraits touchants nous emmènent faire la connaissance de plusieurs personnages. Le récit d’un couple déluré dans « Grelotte et Roverbert », les déboires d’un homme dans « L’afficheur », ou encore les rêves déchus d’un immigré dans « La traversée » mettent en lumière des tranches de vie, dévoilent une humanité certainement trop ignorée de nos jours…

Avec justesse et engagement, la Division Nada signe donc ici un premier album réussi et accessible. Les neuf titres qui composent cet opus se succèdent sans accrocs et nous ouvrent les portes d’un univers chaleureux et convivial, tant dans ses textes que dans ses mélodies. Un album à vivre et à partager en live avec les quatre musiciens, en criant haut et fort : « Nasdrowie » !

Découvrez l’album de Division Nada :

 

Retrouvez la Division Nada en concert

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A propos de l'auteur

Emeline Bulcourt

Casque aux oreilles la journée au sein d'une web agency lilloise, baguettes (de batterie) à la main le soir, clavier (d'ordi !) affuté la nuit, la musique l'accompagne en permanence ! Une mélomane et musicienne pour qui Détours de Scène sonnait comme une évidence.

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