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Triggerfinger à Calais : du rock généreux en costard-cravate

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Vendredi soir, l’espace culturel Gérard Philipe à Calais accueillait le trio anversois Triggerfinger. L’annonce ne nous avait pas échappée et nous étions au rendez-vous, prêts à vivre une soirée d’exception avec ce groupe dont la réputation live n’est plus à faire. Devant l’entrée de la salle calaisienne, les adeptes du trio sont présents. Encore un peu de patience avant que la voix de Ruben Block ne retentisse dans l’enceinte de l’espace culturel.

La soirée débute avec le groupe calaisien Doggystyle Syndicate. Les quatre membres jouent ici chez eux et ont bien décidé de savourer ce moment. Et on les comprend ! Les décibels pleuvent sous un style stoner rock porté par la voix d’Eric, cheveux longs, veste en jean, rock’n roll attitude. Les Doggystyle ont le mérite de chauffer la salle. La température monte et le public est désormais prêt à accueillir Triggerfinger comme il se doit. Petite pause au bar pour se rafraîchir. Le trio belge est à quelques minutes d’un concert explosif.

Après quelques minutes d’installation, la scène dominée par l’imposante batterie de Mario Goossens n’attend plus que ses trois acteurs. L’intro bien connue du Faders Up 2 (leur dernier album live) résonne doucement dans la salle : Ruben, Mario et Monsieur Paul font irruption  sur la scène de l’espace culturel Gérard Philipe, et envoient la sauce sans attendre une seconde de plus, avec un puissant I’m Coming For You. Pas de doute, les trois hommes, qui ont l’habitude de déplacer les foules dans les plus grands festivals européens, ont bien décidé de faire chavirer la petite salle calaisienne !

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Dans leurs costumes tirés à quatre épingles, stylés de la tête aux pieds (mention spéciale pour les chaussures de Ruben!), les anversois ne faillissent par à leur réputation et offrent un live énergique et généreux : le plaisir qu’ils prennent sur scène est véritablement partagé et le public calaisien jubile lorsque le groupe envoie les puissants On My Knees, Let It Ride, ou encore All This Dancin’ Around.

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A l’instar de ses deux accolytes, et parce que ce soir le public est -dixit Mario Goossens- « Fucking hot », l’ex batteur de Hooverphonic fait tomber la veste et retrousse ses manches pour nous offrir un solo batterie de quelques minutes qui mettra tout le monde d’accord. Ces trois gars là ont du talent à revendre ! Sans une minute de répit, Ruben Block et Monsieur Paul rejoigne la scène et enchainent avec le dernier titre du set, un First Taste explosif.

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L’intensité est à son comble, et le public en redemande. On ne sera pas en reste : les trois hommes reviennent pour nous offrir un merveilleux I Follow Rivers, reprise du titre de Lykke Li. Le public chante, Mario Goossens se déhanche sur quelques pas de danse et fait des merveilles avec deux misérables verres, Ruben Block donne de la voix sur un dernier Man Down repris de Rihanna…

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Le concert se termine et nous voilà épuisés d’avoir vécu un aussi bon moment de rock. Une bonne dose d’énergie, de générosité et de simple talent : ce soir, comme tous les autres soirs, Triggerfinger n’aura pas été avide de ce cocktail détonant.

 

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A propos de l'auteur

Emeline Bulcourt

Casque aux oreilles la journée au sein d'une web agency lilloise, baguettes (de batterie) à la main le soir, clavier (d'ordi !) affuté la nuit, la musique l'accompagne en permanence ! Une mélomane et musicienne pour qui Détours de Scène sonnait comme une évidence.

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