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Agnes Obel : un rêve éveillé à la Piscine de Roubaix

Agnès Obel - Aventine

Déjà conquis par son passage au Théâtre Sébastopol à Lille en 2012, nous n’avions pas hésité une seconde lorsque La Cave aux Poètes et le Musée de la Piscine de Roubaix ont annoncé la venue d’Agnès Obel pour un nouveau concert dans la métropole. Précieux tickets en poche, ce soir, nous étions heureux de pouvoir faire partie des 750 chanceux à pouvoir assister ce samedi 30 novembre à ce concert unique d’Agnes Obel.

La jeune danoise de 33 ans a donc posé son piano dans la majestueuse enceinte du Musée de La Piscine pour la première présentation en France de son deuxième album, Aventine, sorti le 30 septembre dernier. Autour de nous, les statues s’élèvent de part et d’autre du grand bassin, sur lequel reposent les allées de chaises, toutes occupées en cette soirée si prometteuse et attendue. La verrière multicolore surplombe la scène, au-dessus de laquelle trône l’oeuvre d’Hector Lemaire, l’Etoile du Berger. Dans ce décor simplement magique, les premières notes du morceau Louretta prennent possession du lieu.

DSC7845 470x314   Agnes Obel : un rêve éveillé à la Piscine de Roubaix

Crédits photo : Alain Leprince

Avec un répertoire mêlant à la fois d’anciens titres de son premier album Philarmonics, et les nouveautés de son dernier opus, Agnès Obel a littéralement envoûté l’auditoire. Accompagnée de ses deux musiciennes, Mika Posen, violoniste et Anne Müller au violoncelle, la jeune pianiste a offert au public un concert majestueux, dans une ambiance feutrée, à la fois solennelle et pesante, tant la grandeur du décor et la puissance des voix se mêlaient de manière fascinante.

Pendant près d’une heure et demie de concert, Agnès Obel a partagé ses histoires, ses récits, mystérieux et mélancoliques. Aventine, Tokka, Smoke and Mirrors, Words are Dead… On se délecte de ce nouvel album, qui s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur. Une continuité très appréciée.

Comme tout l’auditoire, nous ne souhaitons pas voir se terminer cette belle soirée. On applaudit, on siffle, aussi longtemps que l’on peut, pour tenter de prolonger ces précieux moments. Généreuse, l’artiste scandinave reviendra à deux reprises, offrant par la même occasion un morceau choisi et scandé par le public, Just So.

Juste ainsi. Comme un rêve éveillé.

Article par Emeline Bulcourt

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A propos de l'auteur

Emeline Bulcourt

Casque aux oreilles la journée au sein d'une web agency lilloise, baguettes (de batterie) à la main le soir, clavier (d'ordi !) affuté la nuit, la musique l'accompagne en permanence ! Une mélomane et musicienne pour qui Détours de Scène sonnait comme une évidence.

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